Programme de prévention de l’exposition toxique

« De nombreuses cultures autochtones mettent de l’avant la responsabilité que nous avons envers la Terre : la maintenir en santé pour que les générations futures de toute la Création puissent prospérer. Travaillons ensemble, en jouant nos rôles respectifs, pour remplir notre devoir collectif vis-à-vis de l’avenir. »

Dre Ojistoh Horn, médecin de famille, membre du conseil d’administration de l’ACME et femme mohawk/haudenosaunee

« Il est plus que temps d’accélérer la transformation de notre mode de vie, de l’harmoniser avec le réseau de la vie et d’utiliser la science (ainsi que la sagesse empirique des Premières Nations) pour ranimer le lien qui unit l’humain à la nature. » 

Dr Warren Bell, médecin de famille et ancien président cofondateur de l’ACME

 

La prévention de l’exposition toxique est cruciale pour la santé humaine et environnementale.

Ce que l’on sait : Les scientifiques ont récemment conclu que la pollution chimique a franchi une limite planétaire en matière de santé. L’humanité a dépassé la capacité de la nature à soutenir l’activité humaine. Depuis 1950, la production de substances chimiques a été multipliée par cinquante, et elle devrait tripler entre 2010 et 2050. Environ 99 % de tous les produits chimiques synthétiques sont dérivés des combustibles fossiles. Et au cours des dix prochaines années, l’augmentation de la demande en énergie fossile sera principalement attribuable à l’industrie pétrochimique. 

Woman With Baby Sitting On A Bench In A Polluted Park

Seuls quelques-uns des 350 000 produits chimiques utilisés sur la planète ont fait l’objet d’une évaluation complète de leur innocuité. Le résultat de cette pollution chimique généralisée est que les personnes au Canada s’exposent à de nombreuses substances toxiques à la maison, à l’école, au travail, dans leurs aliments et dans leurs produits. L’Enquête canadienne sur les mesures de la santé (ECMS) a mesuré la présence de plus de 270 produits chimiques dans le sang et dans l’urine de personnes issues des 10 provinces canadiennes. 

Bien qu’il s’agisse probablement d’une sous-estimation, environ 5,3 % des décès au Canada sont attribuables à la pollution, partiellement en raison de l’exposition aux agents cancérigènes et aux particules fines (PM2,5) dans l’air ambiant. Selon Santé Canada, chaque année, plus de 15 300 décès prématurés au pays sont liés à la pollution atmosphérique. En outre, une étude de Harvard a conclu qu’un décès sur cinq dans le monde est imputable à la pollution atmosphérique liée aux combustibles fossiles.

À l’Association canadienne des médecins pour l’environnement (ACME), réduire l’exposition toxique à la source est au cœur de nos efforts. Notre Programme de prévention de l’exposition toxique s’articule d’abord autour de la santé écologique. En d’autres mots, nous travaillons à l’amélioration globale de la santé planétaire, car cette dernière est en relation étroite avec la santé humaine. Nos activités contribuent à prévenir les maladies, les décès et les conditions évitables de l’exposition toxique tout en plaidant pour la justice environnementale. Nous nous appuyons sur la puissance de la voix des médecins pour faire entendre nos messages, que ce soit auprès du grand public, des médias ou des décisionnaires.

Nous comprenons la nécessité d’employer une approche systémique distincte de celles qui sont axées sur le changement des comportements individuels ou sur la responsabilité personnelle. Avec son Programme de prévention de l’exposition toxique, l’ACME milite en faveur de mesures sociétales de plus grande envergure pour la protection de la santé, la prévention des maladies, l’équité et la justice environnementale.

 

Comment l’ACME lutte-t-elle contre l’exposition aux substances toxiques?

Traduire les données probantes en action : Le droit international des droits de la personne exige des États-nations qu’ils agissent concrètement pour prévenir l’exposition des personnes et des communautés aux substances toxiques. L’ACME veut obliger le Canada à rendre des comptes aux personnes qui y vivent, qui y travaillent, qui y étudient et qui y jouent. Nos programmes, nos campagnes et nos projets dont le lien est indiqué ci-dessous portent sur les moyens les plus rapides et les plus efficaces de prévenir l’exposition aux produits toxiques à l’heure actuelle.

Woman sitting on a rock in Witset

Ensemble, nous pouvons soulever des montagnes. Dirigée par des médecins, l’ACME travaille de concert avec les communautés, les coalitions et les décisionnaires pour sensibiliser le public à la réduction des substances toxiques, à la justice environnementale et aux solutions à la pollution. Nous nous mobilisons au niveau individuel, communautaire et institutionnel pour faire changer la législation, la réglementation et les politiques. 

Mettant à profit la voix des médecins à travers le prisme de la santé planétaire, l’ACME travaille à appliquer un cadre intersectionnel selon lequel les gens ont des identités multiples qui interagissent et se recoupent, ainsi qu’une approche décoloniale axée sur les modes de savoir autochtones qui reconnaît le Canada comme un État colonial.

Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec Jane McArthur, directrice du Programme de prévention de l’exposition toxique, à l’adresse jane@cape.ca.

 

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