Délégation de l’ACME à la COP30 pour protéger la santé des populations et lutter contre la désinformation climatique

Ottawa | Territoire traditionnel non cédé de de la nation algonquine Anishinabeg | 10 novembre 2025 – – La délégation de médecins et l’équipe de programmes de l’Association canadienne des médecins pour l’environnement (ACME / CAPE) seront présentes à Belém du 11 au 20 novembre.

Si le budget fédéral de 2025 n’a pas répondu à toutes les attentes, les engagements du Canada à la COP30 peuvent encore rattraper le retard accumulé : en s’éloignant des investissements dans les combustibles fossiles, y compris le GNL, en investissant dans l’électricité propre et les énergies renouvelables, en luttant contre la désinformation sur les impacts des combustibles fossiles et en appliquant des réglementations rigoureuses sur le climat et la pollution.

Si le Canada atteint ses cibles climatiques, on pourrait sauver environ 112 000 vies entre 2030 et 2050 rien qu’en améliorant la qualité de l’air. Pourtant, le pays n’est pas en voie d’y parvenir, mettant ainsi la santé de la population en danger. Les médecins constatent ces effets chaque jour auprès de leurs patient·es. Chaque dollar non investi dans la prévention coûtera bien plus en traitements et en vies perdues.
C’est pourquoi les médecins de l’ACME seront à la COP30 : pour réclamer une action climatique qui place la santé au premier plan.

Pendant la COP30, l’ACME organisera des panels et tiendra une conférence de presse.

Déclarations des médecins

Dre Samantha Green, future présidente désignée de l’ACME, médecin de famille

J’ai hâte de participer à la COP30 afin de demander des comptes à la délégation canadienne et aux autres délégués internationaux. Au fil des années, de nombreuses occasions ont été manquées, souvent à cause de la désinformation et de la désinformation propagées par l’industrie des combustibles fossiles et les États pétroliers. La délégation de l’ACME entend les tenir responsables à la COP30 et s’assurer que la santé des personnes au Canada, et celle des populations du monde entier, reste au cœur des discussions. Le changement climatique représente la plus grande menace pour la santé humaine, et cela doit être clairement rappelé à la COP30.

Dre Courtney Howard, présidente du comité des Territoires de l’ACME, urgentologue

En tant que médecin urgentiste dans le subarctique et présidente de la Global Climate and Health Alliance, qui coordonne la société civile du secteur de la santé lors des négociations climatiques internationales, je me rends à la COP30 avec la volonté de mobiliser notre désir commun de bonne santé et de systèmes de soins fonctionnels afin d’accroître l’ambition, tant dans le texte négocié que dans les discussions qui l’entourent. Le Plan d’action de Belém met l’accent sur l’adaptation des systèmes de santé, essentielle pour garantir des soins de qualité aujourd’hui, mais insuffisante à elle seule : les limites de l’adaptation signifient que la réduction des émissions de gaz à effet de serre est nécessaire pour préserver la possibilité de soins performants à l’avenir. Les gens sont le plus motivés à protéger ce qu’ils aiment (y compris la santé des générations futures) ce qui fait de la santé le meilleur argument en faveur de l’action climatique. Comme lors d’une réanimation cardio-pulmonaire réussie, il est temps de pousser fort, pousser vite, et ne pas s’arrêter dans nos efforts pour un avenir planétaire en santé.

Dre Melissa Lem, présidente de l’ACME, médecin de famille

Dix ans après la signature de l’Accord de Paris, mes priorités à la COP30 incluent la lutte contre la désinformation climatique et pour l’intégrité de l’information, le renforcement de la réglementation sur le méthane pour atténuer les changements climatiques, ainsi que la promotion de soins de santé durables, à faible empreinte carbone, qui protègent la nature et la biodiversité et rapprochent les communautés de leur environnement.
En tant que membre officiel de la délégation canadienne cette année, j’ai hâte d’entretenir un dialogue étroit avec les décideurs gouvernementaux afin de m’assurer que la santé planétaire soit au cœur de nos négociations et de nos échanges avec les autres États.

Dre Mili Roy, coprésidente du comité régional de l’Ontario, ophtalmologiste

La crise climatique est la plus grande crise sanitaire de notre époque, et la COP est la clé pour mobiliser de toute urgence la plus vaste réponse mondiale de notre temps. En tant que nation arctique, le Nord canadien se réchauffe de façon disproportionnée, tandis que les communautés autochtones en subissent les conséquences de manière tout aussi disproportionnée. Mais personne n’est épargné. Je suis profondément engagée envers une action climatique communautaire et démocratique, ainsi qu’envers la transition énergétique propre. J’ai pour objectif de faire progresser l’élimination du méthane et d’encourager une tarification plus ambitieuse de la pollution industrielle, actuellement la politique la plus efficace du Canada pour réduire les émissions.
Participer à la COP30 avec mes collègues de l’ACME est une occasion de porter haut la voix de plus en plus essentielle des professionnel·les de la santé dans le combat de notre vie, pour notre planète, pour nos enfants, et pour les leurs.

Dr Joe Vipond, ancien président de l’ACME, urgentologue

Depuis plusieurs années, je me rends à la COP avec l’intention d’y contribuer positivement. Et, peu à peu, nous progressons. C’est le moment le plus important de l’année pour faire avancer la plus grande cause de l’humanité, et c’est aussi pourquoi les industries fossiles y participent de plus en plus, pour tenter de freiner notre élan. C’est précisément pour cette raison que j’y vais : pour contrer les sceptiques, les profiteurs et ceux qui défendent le statu quo.
Suis-je optimiste ? Ce n’est pas la bonne question. Nous agissons, nous insistons, nous plaidons, parce que nos enfants, les plantes, les animaux et la beauté de ce monde méritent d’être protégés face à un avenir de plus en plus inquiétant.
Nous sommes là parce que nous nous en soucions.

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Pour plus d’information

Veuillez consulter notre avis aux médias présentant les porte-parole de l’ACME et leurs domaines d’expertise respectifs.
Une liste détaillée des événements dirigés par l’ACME sera mise à jour sur la page Événements de la COP30 (disponible en anglais)

À propos de l’ACME

L’Association canadienne des médecins pour l’environnement (ACME / CAPE) est un organisme à but non lucratif dirigé par des médecins, qui œuvre à protéger la santé humaine en protégeant la planète. Depuis sa fondation en 1994, l’ACME a remporté d’importantes victoires politiques en collaboration avec de nombreux partenaires des mouvements environnementaux et de santé publique. Présente d’un océan à l’autre, l’organisation est active partout au pays grâce à des comités régionaux dans la plupart des provinces et dans tous les territoires. cape.ca

Contact médias
Loujain Kurdi (elle)
Responsable des communications | Association canadienne des médecins pour l’environnement
647-762-9168
media@cape.ca

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