Projets d’intérêt national : le GNL n’est pas une énergie propre, il nuit à la santé des personnes.

Bélem | Brésil – 13 novembre 2025 – En réaction à l’annonce par le Premier ministre Mark Carney d’une nouvelle série de « projets d’intérêt national » (PONI) à partir de la Colombie-Britannique, en parallèle des négociations climatiques de la COP30, Melissa Lem, Présidente de l’Association canadienne des médecins pour l’environnement (ACME), a déclaré :

« Bien que nous accueillions favorablement les investissements dans l’électricité propre, le financement massif du gaz naturel liquéfié (GNL) constitue un recul dangereux. Développer l’électricité propre, comme le prétend le gouvernement fédéral, ne peut pas coexister avec de nouveaux projets de combustibles fossiles qui accélèrent le changement climatique : le GNL n’est pas une énergie propre, et il n’est pas naturel. L’expansion des infrastructures pour le gaz méthane liquéfié entraîne davantage de fracturation hydraulique, liée à l’asthme, aux maladies cardiaques, aux naissances prématurées, aux cancers et à d’autres graves impacts sur la santé, touchant de manière disproportionnée les communautés autochtones et rurales. »

« Il est inconcevable d’autoriser le projet de GNL Ksi Lisims sans le consentement complet des communautés autochtones et sans prendre en compte les risques sanitaires dévastateurs. Les recherches montrent que les personnes vivant à proximité des sites de fracturation hydraulique présentent des taux plus élevés de maladies pulmonaires et cardiaques, de cancers infantiles, de malformations congénitales et de décès prématurés. Par ailleurs, la majorité des habitants de la Colombie-Britannique soutient une pause dans le développement du GNL jusqu’à ce qu’une évaluation cumulative indépendante et complète des impacts sur la santé soit réalisée. La science est claire : le GNL met en danger à la fois le climat et la santé des Canadiens. »

La liste des grands projets comprend entre autres le terminal de GNL de Ksi Lisims, qui fait présentement l’objet de contestations judiciaires de la part de la bande Lax Kw’alaams et de la Première Nation Metlakatla. Ksi Lisims se verrait alimenté par le gazoduc Prince Rupert Gas Transmission (PRGT), lui aussi contesté par les défenseur·e·s des terres autochtones.

Cette annonce survient alors qu’à la COP30, les discussions pour une transition juste prennent de l’ampleur, exigeant que les individus et les communautés puissent avoir un poids dans les décisions qui les concernent. Un principe qui contraste fortement avec l’annonce d’aujourd’hui.

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À noter que l’ACME a également participé au communiqué conjoint de CAN-RAC qui sera publié ici.

Pour plus d’information

Veuillez consulter notre avis aux médias présentant les porte-parole de l’ACME et leurs domaines d’expertise respectifs. Une liste détaillée des événements dirigés par l’ACME sera mise à jour sur la page Événements de la COP30 (disponible en anglais)

À propos de l’ACME

L’Association canadienne des médecins pour l’environnement (ACME / CAPE) est un organisme à but non lucratif dirigé par des médecins, qui œuvre à protéger la santé humaine en protégeant la planète. Depuis sa fondation en 1994, l’ACME a remporté d’importantes victoires politiques en collaboration avec de nombreux partenaires des mouvements environnementaux et de santé publique. Présente d’un océan à l’autre, l’organisation est active partout au pays grâce à des comités régionaux dans la plupart des provinces et dans tous les territoires. cape.ca

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Loujain Kurdi (elle)
Responsable des communications | Association canadienne des médecins pour l’environnement
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