Vancouver | Territoires non cédés des nations xʷməθkʷəy̓əm (Musqueam), Sḵwx̱wú7mesh (Squamish) et səlilwətaɬ (Tsleil-waututh) | 27 novembre 2024 — Ce soir, la ville de Vancouver a voté pour maintenir le gaz hors des nouveaux bâtiments, protégeant ainsi la santé des Vancouvérois.es et s’appuyant sur des arguments scientifiques, de santé et de développement durable pour prendre une décision éclairée.
La Dre Melissa Lem, présidente de l’Association canadienne des médecins pour l’environnement (ACME), a réagi à cette décision :
« Cette décision va bien au-delà de la protection de la santé des habitant.e.s de Vancouver; il s’agit de respecter l’important corpus d’études scientifiques, de santé et de développement durable qui démontrent que continuer à relier les nouveaux bâtiments au gaz est une voie dangereuse.
« La recherche indique que le gaz naturel de Vancouver contient des niveaux disproportionnés de benzène, un polluant connu lié à divers cancers, en Amérique du Nord – jusqu’à 50 fois plus que dans d’autres villes. En raison de sa toxicité, l’Organisation mondiale de la santé estime qu’il n’existe pas de niveaux d’exposition sûrs, et Santé Canada a identifié le benzène comme une priorité pour une évaluation actualisée des risques pour la santé humaine.
« La majorité du gaz naturel utilisé pour chauffer les maisons de Vancouver provient également de la fracturation hydraulique, qui libère des polluants atmosphériques nocifs et d’autres contaminants, et des études montrent qu’ils ont des effets négatifs sur la santé humaine.
« Nous savons que les combustibles fossiles – tels que le gaz naturel – sont le principal facteur d’impact sur le climat, comme les incendies de forêt, les dômes de chaleur et les inondations atmosphériques, qui ont d’importantes répercussions sur la santé humaine.
« Avec cette décision, Vancouver a démontré qu’elle se préoccupe de la santé de ses habitant.e.s et que l’atténuation des émissions de carbone et de la pollution atmosphérique est prioritaire par rapport aux intérêts à court terme d’une industrie en déclin. »
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Ressources :
En début de semaine, l’ACME a envoyé au maire et au conseil municipal de Vancouver cette lettre ouverte, signée par environ 150 professionnel.le.s de la santé, principalement des médecins et des infirmières de Vancouver.
